Canal
carpien

Chirurgie de la main - le canal carpien

Le syndrome du canal carpien est un problème de la main très courant. Il est causé par la compression d’un nerf, le nerf médian, au niveau du poignet. Il se caractérise le plus souvent par la présence d’engourdissements des doigts de la main, sauf pour le petit doigt, qui se manifestent d’abord la nuit ou au réveil, et finissent souvent par devenir permanents. Il peut causer une perte de force ou de dextérité et même des douleurs à l’ensemble du membre supérieur.

Chez les femmes, le syndrome du canal carpien se manifeste le plus souvent lors de changements hormonaux (grossesse, ménopause).
Chez les hommes, il est davantage lié à l’usage intensif des mains. Dans les deux cas, le syndrome du canal carpien survient souvent après une augmentation marquée du travail manuel (déménagement, changement du type d’activité manuelle à la retraite, nouvelle activité sportive, etc.). Il est fréquent chez les femmes qui occupent des postes non traditionnels.

Le syndrome du canal carpien est souvent associé à une « ténosynovite des fléchisseurs des doigts (trigger finger) ». Nous vérifierons la présence de cette composante lors de la consultation.

 

Pourquoi confier la décompression de votre canal carpien à ISOMED ?

  • Nous sommes à l'écoute. Nous prenons le temps de donner une réponse attentive et élaborée à chacune de vos questions.
  • Vous choisissez vous-même de venir chez ISOMED. Vous choisissez un environnement convivial,  de ne pas attendre.  En fonction de vos besoins, mais aussi de l’aisance qu’il suscite chez vous, vous choississez votre chirurgien et son équipe. Vous ne serez pas sur la liste d'attente d'un chirurgien et d'une équipe que vous connaîtrez à peine ou pas du tout.
  • Nous sommes efficaces. Une seule visite de consultation suffit habituellement et vous pourrez planifier votre date de chirurgie.
  • Vous n'avez pas de médecin de famille??? Chez ISOMED, vous pouvez nous consulter directement. 
  • Nous ne demandons que les tests nécessaires. Dans 90% des cas un EMG, électromyogramme, n'est pas indispensable au diagnostic.
  • Une chirurgie d'un jour? NON! On vous demande 45 minutes! Vous serez convoqué avec votre accompagnateur 15 minutes avant l’intervention et obtiendrez votre congé postopératoire 45 minutes après votre arrivée. La personne qui vous accompagne appréciera de ne pas perdre toute sa journée sur place!
  • Nous sommes rassurants. Tout le long de l'intervention, nous vous expliquerons chaque étape au fur et à mesure. Aucune mauvaise surprise! 
  • Aucun garrot ne serrera votre bras, il n'y aura pas de douleur pendant l'intervention. Nos patients sont souvent surpris que l’intervention soit déjà terminée.
  • Vous aurez un large sourire à la sortie de la salle d'opération! Vous rassurerez vous-même le patient suivant!
  • Votre convalescence sera très simple.
  • Nous assurerons nous-mêmes votre suivi à 100% et nous pourrons être joints en tout temps.
  • Si votre autre main est aussi touchée, pour des raisons humanitaires..., nous ne ferons pas l’opération en même temps. En règle générale, une deuxième intervention peut être faite deux à trois semaines après la première. 

 

Traitements associés au syndrome du canal carpien

Nos patients ont souvent tenté le port d’orthèse au poignet, les injections de cortisone dans le canal carpien, la chiropraxie. Ces traitements peuvent atténuer les symptômes au tout début, malheureusement ils ne les empêchent souvent pas de progresser et alors, l’intervention chirurgicale s’impose. Nous croyons que l'intervention est indiquée pour ne pas prolonger inutilement la souffrance du patient alors que l'opération est en fait inévitable.  

Entre nos mains, l’intervention de décompression a montré un taux de succès extrêmement élevé et un taux de complication extrêmement bas. Une intervention trop tardive pose le risque d’entraîner une récupération nerveuse plus longue.  

 

La convalescence après une chirurgie du canal carpien:

Après une chirurgie du canal carpien chez ISOMED

  • Nos patients n’ont PAS à porter d’orthèse.
  • La mobilisation active immédiate de la main vous est enseignée avant votre départ par le chirurgien lui-même! Il est exceptionnel qu’une décompression du canal carpien nécessite  les soins d'un physiothérapeute.
  • La durée de la convalescence varie mais vous tiendrez votre tasse de café dès le lendemain!
  • Vous ne pourrez vous appuyer de tout votre poids sur votre main ou forcer de la main, pour pelleter par exemple, avant trois semaines
  • Un travail léger demandera un arrêt de 7 à 21 jours.
  • En général, les travailleurs manuels lourds ayant une activité intense peuvent reprendre leurs activités après huit semaines.

Questions fréquentes sur le canal carpien

Quel est le coût pour une chirurgie du canal carpien ?

Le coût d'une consultation est de 250$ sans taxe. Tous les patients n'ont pas nécessairement à être opérés. Le coût de base de la décompression est de 1600$ sans taxe, mais il peut augmenter selon la complexité, les conditions de santé présentes, le temps alloué à la chirurgie, etc jusqu'à environ 2200$.  Une deuxième main peut être opérée en séquence en-dedans de 3 à 5 semaines.

Puis-je conduire après une chirurgie du canal carpien ?

Il n'est pas sécuritaire de conduire un véhicule après une décompression du canal carpien et un accompagnateur-conducteur est requis. Les patients sont habituellement confortables pour conduire sur de courtes distances et dans de bonnes conditions routières vers le 10e jour.
Notez qu'une main sensible ou sans force ne vous permet pas de réagir normalement au volant et que c'est cet état qui détermine votre capacité à conduire. Votre propre jugement est requis en tout temps!

Reprise des activités après une chirurgie du canal carpien

Votre plaie sera scellée et sans sutures à 7 jours, elle ira à l'eau par exemple, sans protection,  mais rien ne sera solidement guéri en profondeur. Nous vous demanderons de ne pas utiliser votre main avec force avant  21 jours. À ce moment,  nous vous demandons de débuter un entraînement avec une balle de stress puis de progresser selon votre tolérance.
Allons-y d'exemples:
Les activités comme passer l'aspirateur, peuvent rarement être reprises avant le 14e jour.
Vous ne pourrez réaliser des activités plus lourdes, comme transporter des sacs d’épicerie lourdement chargés, de façon suffisamment confortable avant 4 semaines.
Vous ne pourrez réaliser des activités prolongées impliquant une grande force ou des impacts, comme bêcher un jardin, avant la 6e semaine.
Vous ne pourriez utiliser un marteau piqueur avant 10 semaines.

LA QUESTION QUI TUE:

Non. Et voici une longue réponse qui explique pourquoi :

La techniqiue n'est pas nouvelle! J’ai pratiqué la chirurgie endoscopique  du canal carpien dans les années 94, à l’époque où la chirurgie endoscopique de l’abdomen révolutionnait  le monde de la chirurgie générale (1) en remplaçant les longues incisions, par quelques orifices,  tout en (2) diminuant de façon dramatique la durée de la convalescence et  (3) le nombre de complications.  Finalement, (4) les coûts de l’intervention étaient également ainsi réduits.
La technique de décompression du canal carpien par endoscopie est tombée par la suite en désuétude pendant plusieurs années, parce que (1) la chirurgie conventionnelle donnait des résultats au moins comparables; (2) les études ne parvenaient pas à démontrer un gain réel sur la durée de la convalescence; (3) la procédure était plus longue, demandait plus de personnel et (4) était plus coûteuse. Elle est redevenue plus populaire récemment au Québec, avec l'avénement des centres chirurgicaux privés.

Poussé par cette pression « médiatique », je suis allé visiter en 2015 un expert dans le domaine. Le Dr Garry Pess, un chirurgien de la main du New-Jersey, pratique disons, 8 décompressions du canal carpien par demi-journée... J’ai observé qu’il lui faut pour ce faire: un anesthésiste, 3 assistants et beaucoup de matériel. Toutes les interventions sont pratiquées sous garrot, un brassard qui enserre le bras pendant toute la durée de la procédure, soit environ 20 minutes au total. En effet, la présence du moindre saignement pendant l’intervention ne permet plus au chirurgien de voir ce qu’il fait. De plus, il n’y a pas dans cette technique, de façon directe d’interrompre un saignement, sauf de souhaiter qu'il s'interrompe seul par l'élévation du bras ou en ouvrant le canal carpien. Tous les patients qui ont un garrot ont également besoin d'une sédation importante donnée par l’anesthésiste, ou l’équivalent, afin de pouvoir tolérer ce garrot.  Certains patients finissent presque endormis. La période pour geler tout le bras consomme également du temps. Tous les patients passent au moins 45 minutes dans une salle de récupération. 

Par cette approche, au plan de la cicatrice, on remplace, par l’endoscopie,  une incision  de moins de 3 cm, placée entre les gros muscles de la base de la main et que plus de 98% des patients considère quasi invisible, par une cicatrice transverse de 1 cm sur le devant du poignet. Le jeu en vaut-il la chandelle?  Rappelons que ce n’est pas la coupure de la peau qui fait mal dans une intervention sur la main, mais bien plutôt ce qu’on y pratique en profondeur.

Au plan de la convalescence, de nombreuses études ont montré que les gains de la chirurgie endoscopique du canal carpien étaient minimes ou non-démontrés, en particulier chez les accidentés du travail et les travailleurs lourds. Bien sûr, il y a controverse à cet égard, et c'est là que je dois tout de même tenir compte de ma propre expérience à partir des 2785 dossiers de chirurgie de la main que j'ai dans mon ordinateur:  je sais que c’est bien plus la personnalité des patients, les retards à obtenir une intervention chirurgicale et la "nécessité" de retourner au travail ou aux activités, qui entrent en ligne de compte sur la durée de la convalescence. Les complications, comme les ouvertures de plaie, infections, hématomes prolongent aussi la convalescence. Dans notre pratique ces événements sont extrêmement rares (moins de 1/1000). Une lésion nerveuse causée au nerf médian par le chirurgien est une complication grave. Toutes les études sur la décompression du canal carpien par endoscopie rapportent de telles lésions dans environ 1% des cas. Ce taux me semble difficilement acceptable. Nous n’en avons aucune à rapporter dans les 728 derniers cas que j'ai opérés chez ISOMED.

Aucun patient ne trouve agréable le souvenir du port d’un garrot sur son bras.  L’intervention par endoscopie exige l’usage d’un garrot pendant 10 à 30 minutes. Il est très difficile pour la vaste majorité des patients de tolérer un garrot, de telle sorte que le membre supérieur entier doit être anesthésié. Il le demeure après la fin de l’intervention (bloc axillaire) et exige une surveillance plus prolongée en post op, ce qui prolonge le séjour du patient.

Finalement, tout cela coûte plus cher. Au privé, comme au public en fait,  ce sont les patients qui assument les coûts. Actuellement, au Québec, une décompression par endoscopie  au privé coûte environ plus de 4 fois le prix demandé chez ISOMED, pour la même intervention sans endoscopie.  La grande majorité de nos patients ne  sont pas fortunés. Ils souhaitent plutôt être soulagées au moindre coût et justifier leur accès au "privé" en réduisant leurs pertes financières ou en qualité de vie en pouvant choisir le moment de leur opération, leur équipe chirurgicale, et en réduisant le risque de complications graves.

Je suis toujours à l'affut de toute technique qui puisse améliorer ma pratique, mais pour toutes ces raisons, j’ai décidé de ne pas pratiquer de décompression du canal  carpien par endoscopie. Je ne vois pas le bénéfice démontré que la technique amènerait à mes patients.

Quels sont nos conseils devant les symptômes du canal carpien;
 

Êtes-vous régulièrement réveillé(e) par des engourdissements ou des picottements importants au niveau de votre main? Alors qu'ils disparaissaient en quelques minutes en les secouant, ils sont  maintenant devenus plus persistants et le malaise s'étend à l'avant-bras.  Avez-vous de tels engourdissements après une activité manuelle intense, après avoir fait du vélo ou du jardinage? Avez-vous remarqué que votre petit doigt, par contre, semble plutôt épargné? Si vous ressentez  la majorité de ces symptômes, il y a au moins 90% de chance que vous soyez atteint(e) du "syndrome du canal carpien". 

Une particularité de l'anatomie humaine  fait que les tendons qui bougent vos doigts traversent votre poignet (le "carpe") AVEC  le nerf MÉDIAN, qui est responsable de la sensibilité de tous les doigts, sauf le petit. 

Ainsi, tout ce qui contribue à augmenter le volume des enveloppes des tendons  ou à diminuer le diamètre du tunel carpien, mène à une compression au niveau du nerf médian  et apporte des engourdissements, et même de la douleur.

Une fracture du poignet ou une extension ou flexion marquée du poignet, qu'elle soit  prolongée (bicyclette) ou répétée (peindre la clôture), diminue la dimension réelle du canal en créant une coudure.  D'autre part, le volume des gaines des tendons lui même peut augmenter lors d'inflammations (arthrite),  de traumatismes causés par des mouvements répétitifs (travail), d'une préhension forte soutenue à main très fermée (valise ou sac trop lourds) ou lors d'impacts qui blessent les tendons (golf, marteau). Les conditions qui augmentent la rétention d'eau  (ménopause, hypertension, hypothyroïdie,…) font également gonfler  les gaines en période d'inactivité (nuit).  Finalement, une augmentation soudaine du niveau d'activité manuelle, mal planifiée, à un âge mûr, accentue tous ces risques, tant chez les femmes que chez les hommes. C'est le cas des nombreux baby-boomers nouvellement retraités qui s'adonnent soudainement, à plein temps, à leur ancien loisir (golf, jardinage) ou vivent une réorientation professionnelle forcée (d'informaticien à électricien), restructuration oblige.

Le groupe d'âge des 45 à 70 ans est donc particulièrement à risque, d'autant plus qu'ils représentent déjà actuellement la majorité des Québécois.   Le tout augmente le nombre de consultations pour le syndrome du canal carpien et mène à une apparente "épidémie".

Conseil #1:

Ne niez pas vos symptômes et agissez!

Si vous suspectez être atteints d'un syndrome du canal carpien, tentez d'en identifier une cause agravante, la "goutte qui a fait déborder le vase", sur laquelle vous pouvez agir immédiatement. La négation des symptômes, les délais ou l'impossibilité d'agir, vous mèneront tôt ou tard à la chirurgie!

Conseil #2:

Identifiez vos risques

Ex-employé de bureau, votre retraite vous permet de jouer au menuisier! Vous croyez pouvoir finir le patio pour le mariage de votre fille dans deux semaines, avec votre vieux coffre à outils! Erreur, erreur, erreur. Faites comme les vrais! Dosez vos efforts, ayez un échéancier réaliste, faites vous aider, équipez-vous!

Conseil #3:

Au travail, écoutez votre corps!

Ne travaillez pas les mains et les poignets mal appuyés, en flexion ou en extension maximale. N'utilisez pas d'outils défectueux qui vous blessent. Alternez fréquemment vos tâches répétitives avec vos collègues. Variez vos outils (souris, "track-pad"). Ne dépassez pas vos limites. Attention au surtemps!


Conseil #4:

Épargnez votre nerf médian!

Vous avez sorti du grenier votre vieux 10 vitesses et avez  parcouru un petit 120 km avec votre fils… Vos doigts sont si engourdis que vous n'avez pas dormi de la nuit. La prochaine fois, préparez d’abord votre corps et assurez vous d'avoir un guidon qui vous permet de varier vos appuis. 
 

Conseil #5:

Renseignez-vous!

Si aucune cause ne peut être renversée, le traitement définif d'un syndrome du canal carpien demeure encore chirurgical.  Le taux de succès y est extrêmement élevé et le taux de complications extrêmement bas.  Mais les "petites chirurgies" sont un mythe et il faut toutes les prendre au sérieux.  Informez vous bien !

Source: Jean-Pierre Daigle, md, FRCS(C), Chirurgien Plastique

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