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Maladie de Dupuytren : Le Xiaflex ®

15 octobre 2013
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Un premier traitement non-chirurgical prometteur approuvé par Santé-Canada

Y a-t-il un nouvel espoir pour les gens souffrant de la maladie de Dupuytren ?

C’est ce que semble promettre une nouvelle molécule injectable qui vient tout juste d’être approuvée par Santé Canada pour le traitement de certaines formes de cette maladie. La molécule est commercialisée sous le nom de «Xiaflex ® » et est maintenant accessible aux chirurgiens de la main au Canada.

La maladie de Dupuytren  est encore mal comprise. Elle a une composante génétique et est très fréquente au Québec ainsi que dans la région de Montréal. Elle apparaît en général après 40 ans.

La maladie de Dupuytren affecte l’aponévrose de la main, c’est-à-dire  une « toile » qui fixe solidement la peau aux os de la main. C’est ce qui permet la préhension solide des objets. Cette toile est faite de collagène, une molécule qu’on trouve dans tous les tissus du corps.  Dans la maladie de Dupuytren, cette toile se « froisse ». Cela cause d’abord l’apparition de nodules et de rétractions de la peau. À un stade plus avancé, le froissement cause un véritable rapetissement de la toile et les doigts  fléchissent dans la paume et ne peuvent plus se déplier. Éventuellement,  le patient ne parvient plus à ouvrir sa main. La maladie est très rarement douloureuse et les patients consultent souvent à un stade avancé.

À ce jour, la chirurgie était le seul traitement  pouvant restaurer la fonction perdue de la main. Mes dossiers révèlent que j’ai moi-même opéré environ 600 doigts affectés par cette condition.

La chirurgie n’est pas une panacée. La convalescence varie d’une à 4 semaines, et en rebute plusieurs.

Le Xiaflex ® est un enzyme qui brise les molécules de collagène. En l’injectant dans les cordons de la maladie, ceux-ci s’affaiblissent à tel point, qu’une manipulation pratiquée quelques jours plus tard, permet de les rompre, sans chirurgie.

Bien sûr, le Xiaflex® doit être injectée adéquatement. Les tendons qui fléchissent les doigts,  sont  aussi constitués de collagène , et  se trouvent juste sous le cordon de Dupuytren! Il ne faut pas les rompre ! Il ne faut pas non plus mettre une aiguille dans un nerf du doigt… Tout cela demande une expertise dans l’anatomie de la main et de la maladie de Dupuytren. Encore une fois, l’expertise et le professionnalisme demeurent la clef du succès.

Comme pour tout traitement, il faut bien en peser les avantages et les risques, respecter les recommandations et les suivis, analyser les coûts et les bénéfices. Ainsi, si le coût du Xiaflex ® lui-même peut être couvert par certaines assurances, il ne l’est pas actuellement par le programme Québécois d’assurance-médicament.

Est-ce la fin de la chirurgie pour la maladie de Dupuytren ? C’est à voir, avec davantage de recul. Il est important de bien documenter nos résultats.

Cette approche m’a été présentée par le  Dr Gary M. Pess, un chirurgien de la main du New-Jersey. Il a bien fait ses devoirs et traité plus de 1000 patients. Les résultats qu’il présente sont convaincants.  Cette approche aura  certainement un rôle à jouer de plus en plus important.

Comme pour la chirurgie, l’indication du Xiaflex ® demeure la présence d’un cordon nuisible.  Si vous ne pouvez poser votre main à plat sur la table, vous pouvez être un bon candidat. Il faut aussi vous assurer que votre problème est bien dû à la maladie de Dupuytren !  Encore une fois, l’expertise…

L’histoire n’est pas finie. Nous sommes toujours à la recherche d’une façon de prévenir l’apparition de cette maladie.

Si vous souhaitez avoir l’heure juste, joignez nous. ISOMED offre l’ensemble des options thérapeutiques dans un environnement sécuritaire.

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Je suis une patiente du Dr Daigle. Donc, si je comprends bien tout ça, si nous n’avons pas l’argent pour la chirurgie, nous sommes donc condamné à garder des implants qui potentiellement pourraient nous causer un cancer et ce, sans même l’avoir su avant parce qu’Allergan ne le savait pas non plus... que les implants soient gratuits est une chose pour nous aider mais que la chirurgie soit aussi haute ... c’est comme si seulement ceux qui ont l’argent pourrait peut être s’en sortir. Nous n’avons rien demandé à la base que ce n’est qu’avoir de plus beau sein et  nous devons en débourser encore si nous ne souhaitons pas avoir de cancer ou du moins prévenir ? Je suis désolé,e il faut se mettre à notre place, porteuse de ses implants qui pourrait être dangereux et ce, contre notre gré..... Merci de me répondre  


Madame, vos questions pourraient être celles de bien d’autres patientes.

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